Les trois mille têtes de Vaux-sur-Sûre, en province du Luxembourg, vont obtenir un champ d’éolienne composé de 5 éoliennes. La moitié de celles-ci sera financée par une souscription publique, l’autre moitié étant investie par les habitants eux-mêmes. 260 euros voilà l’investissement que devra injecter chaque habitant. Voilà une manière originale de transformer le vent en or, deux éoliennes et demi avec moins de 800 000 euros.
« Il s’agit d’une question de citoyenneté, expose Bernard Delville. Les communes et les citoyens doivent s’approprier les énergies renouvelables pour les développer au bénéfice des habitants. Sinon, la Wallonie sera à la merci de grands intérêts industriels… » (projet “Vents d’Houyet”)
Ce projet parait insensé à première vue mais la preuve a déjà été administrée que l’éolien citoyen est réalisable. Trois moulins ont été mis en service, dont un a été financé par… deux milles parts de 100 euros payées par des enfants. Les “Vents d’Houyet” souhaitent donc créer de nouveaux projets en dehors de la commune.
Instrument indispensable au développement de ces projets en partenariat avec les communes, la société coopérative « Emissions zéro ! » entend capitaliser les intérêts locaux. Depuis son lancement, fin 2007, quelque 100.000 euros ont déjà été récoltés et 1.500 intentions de participation enregistrées.
« Grâce à ce système, le prix de l’électricité reste sous contrôle, poursuit Bernard Delville. L’investissement étant et le vent gratuit, leur impact sur le prix du courant est non spéculatif… connu »
Un chiffre fait briller les yeux des mandataires communaux : chaque éolienne peut rapporter, quelque 50 000 euros par an à la commune. Et chaque part citoyenne de 260 euros donnera droit à 6 % de dividendes plus un chèque électricité calculé selon la production annuelle…
Selon l’échevine de l’énergie à Nivelles, Valérie Debue (MR), « Cette dynamique est intéressante pour contrer certaines oppositions locales, note-t-elle. On ne résoudra pas le problème si on ne passe pas par des projets mobilisateurs pour les habitants. Si les communes s’organisent, cela signifie qu’elles vont reprendre en main une part de leur destin énergétique. »
Mon avis sur ce sujet est simple : Quelle bonne idée, puisque habitants, communes s’y retrouvent facilement. Les habitants sont contents puisqu’ils participent activement au projet, les communes, quant à elles, ne doivent pas faire d’emprunts trop conséquent et ne risque pas un endettement trop important. L’idée doit être partagée et être appliquée aux autres communes wallonnes, pour redonner une stratégie verte à notre belle région. Voilà comment la population peut réagir lorsque le politique ne le fait pas. De plus, cela redonne un esprit d’unisson à une commune qui avait peut-être disparu lors des fusions de celles-ci dans les années 70. Chapeau à ces génies d’inventivité.
Empreinte écologique – Le Soir
Kevin Vandeleene


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